
Au cours du terrible hiver 1956, un gel exceptionnel, jamais
vu de mémoire de Provençal, anéantit
les plantations et l’essentiel de la production horticole,
ruinant ainsi leur rêve et tous les efforts des premières
années. Heureusement le beau-frère de Maurice
CLEMENT, Léo JAHIEL, industriel Lyonnais, et madame
VOGEL, ancien professeur de Français d’Odile,
touchés par leur histoire d’amour des plantes
et des animaux, vont donner le coup de pouce financier nécessaire
pour racheter semences et boutures… et tout recommencer
!
Avec l’aide de sa petite équipe, le couple
va ainsi poursuivre sa création, et même mettre
les bouchées doubles, tant et si bien que seulement
quatre ans plus tard, en 1960, le désormais «
Jardin Exotique » de Sanary attire nombre de visiteurs,
tellement que les CLEMENT n’ont plus guère
le temps de se consacrer a la production ni aux marchés.
C’est donc tout naturellement qu’il ouvre ainsi
officiellement ses portes au public, moyennant une modeste
contribution d’un franc.
Entre-temps, le Jardin va se peupler de toute une faune
animale. A cette époque, les lois régissant
les échanges internationaux d’animaux sont
presque inexistantes, et les grands voyageurs ou les marins,
de retour de leurs lointains périples, ramènent
volontiers singes ou perroquets. Se lassant vite de leurs
nouveaux compagnons, ou plus exactement de toutes les contraintes
qui les accompagnent inévitablement, (cris nocturnes,
odeurs, morsures…)
Ils s’en déchargent auprès du jardin
Exotique, cadre idyllique de verdure et de fleurs, idéal
pour les accueillir. Ainsi le peuplement du parc va s’inscrire
harmonieusement dans le parc, au fil du temps. La voie est
désormais tracée, les CLEMENT, assistés
aujourd’hui par leur fils Olivier, par Renaud, Patrick
et une nouvelle équipe, n’auront de cesse d’embellir
et d’améliorer le parc et l’espace vital
des animaux.